Agriculteur, êtes-vous concernés par Ferme Aube 2013 ?
Oui. Elle permet de dessiner des perspectives pour l’agriculture auboise à moyen terme, surtout dans le contexte actuel. Il y a un an, avec des marchés moroses, nous aurions réfléchi à comment capter d’avantage de valeur ajoutée. La flambée des cours pose des questions nouvelles : durée de cette hausse et impact sur la pérennité des filières agricoles auboises. Je pense ici aux bio carburants dans lesquelles nous sommes beaucoup investis. Quelles sont leurs perspectives face à des cours alimentaires élevés ?
Le colza est passé de 137 à 335 €/t grâce au développement de la filière diester.
Délégué par le bureau de la Chambre d’Agriculture pour Ferme Aube 2013, comment voyez vous ce projet ?
L’intérêt est de sensibiliser les exploitants aux enjeux agricoles de demain. La volatilité des cours sera de plus en plus présente à la hausse comme à la baisse. Mais il ne faut pas oublier de pérenniser nos filières : le diester et l’éthanol, mais aussi le chanvre et l’élevage. Le contexte actuel ne doit pas nous inciter à abandonner la structuration des filières. Bien au contraire, nous devons travailler à les renforcer sur le long terme.
Ferme Aube 2013 est aussi une réflexion inter OPA. C’est une belle opportunité pour mettre en commun des moyens, développer de nouveaux outils pour les agriculteurs et partager le portage des filières.
Enfin Ferme Aube 2013 nous permet de préparer tous ensemble l’avenir et de donner un nouvel élan à l’agriculture auboise.
Interview parue en octobre 2007 dans la Revue Agricole de l'Aube
mercredi 12 novembre 2008
Interview de Hervé Denormandie, agriculteur céréalier, vice président de la Chambre d’agriculture de l’Aube, responsable du pôle économie
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Projet Ferme Aube 2013
Libellés : Articles de presse FA13
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