Quel regard portez-vous sur Ferme Aube 2013 ?
Dans cette démarche, les organisations agricoles sont acteurs du projet et non pas en attente. Ferme Aube 2013 permet aux OPA de s’écouter, de se fédérer et de mutualiser des moyens pour travailler les sujets de fond collectivement et sans leadership. La méthodologie est tout à fait intéressante.
Sur le fond, les thématiques de travail répondent à des enjeux majeurs pour l’avenir de notre profession par exemple à travers la nécessité de former les responsables agricoles de demain.
En matière d’environnement, même si la MSA n’est pas directement partie prenante, le travail réalisé par le Groupe Expert 3 nous servira de pont vers la santé humaine et des actions de prévention / communication à propos des produits phytosanitaires ou de la santé / sécurité au travail.
Enfin, tout le chantier de la communication vers le grand public doit nous permettre d’être plus lisible et cohérente. En matière de communication externe, nous avons besoin de centraliser nos moyens pour porter nos messages et le Comice Agricole a très certainement un rôle à jouer dans ce domaine.
Les élections MSA se dérouleront en janvier prochain, pourquoi est-il important d’y participer ?
Le régime social agricole présente plusieurs spécificités. Nous avons un guichet unique pour les cotisations et les prestations où sont rassemblés les pôles prévention santé et santé au travail. Notre système repose sur une démocratie sociale unique que nous envient les partenaires sociaux des autres régimes. Il est fondé sur la présence d’élus locaux sur l’ensemble du territoire. Ils sont un maillon essentiel pour relayer et faire remonter des informations, une action de proximité qui prend tout son sens avec la conjoncture agricole actuelle.Le taux de participation sera un indicateur de légitimité pour notre régime et ses actions. Il y a 5 ans, il était de 50%. La MSA s’adresse aux agriculteurs mais aussi aux ruraux en général. Il est nécessaire de les mobiliser et de les fédérer dans une véritable politique rurale autour de thématiques communes : démographie médicale, service à la personne en milieu rural, atelier thérapeutique, offre promotion santé. C’est notre ambition.
lundi 8 février 2010
Eric PETIT, agriculteur à Maison-les-Chaource, Président de la MSA Sud Champagne
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Projet Ferme Aube 2013
Libellés : Articles de presse FA13
Didier MAUDOUX, agriculteur à Grange l’Evêque, Président de la coopérative de déshydratation de luzerne CAPDEA et Président de FRANCE LUZERNE
Quels premiers bilans tirez-vous de la campagne 2009 ?
Très hétérogène, avec un rendement moyen luzerne encore plus faible qu’en 2009, et avec des records de production pour l’œillette, le Maïluz et la pulpe de betterave.
Très hétérogène géographiquement, en fonction de la pluviométrie. Plus on se situe vers l’Ouest du département, plus on a souffert de la sécheresse estivale (rendements les plus faibles dans la zone de Nogent sur Seine à Marigny).
Les coûts d’énergie sont redevenus identiques à ceux de 2008 (-70 %).
Commercialement, notre filière, comme les autres, subit les conséquences de la déprime et de la volatilité du marché des Matières Premières.
2009 restera marquée aussi pour notre entreprise par les excellents résultats de l’année de démarrage de notre projet de diversification « graines d’œillette alimentation humaine », associé au développement des surfaces (+ 600 ha).
La filière luzerne est souvent décrite comme très énergivore, entre augmentation du coût de l’énergie et mise en place d’une taxe carbone, quelle stratégie Capdéa développe ?
La filière était souvent décrite comme énergivore. Trois éléments de réponse pour Capdéa :
Depuis 2007, nous avons mis en place le projet « - 20 % » permettant d’effectuer, par la technique du préfanage à plat, de 20 à 30 % d’économies d’énergie en amont de nos usines.
Depuis 2008, nous mélangeons, dans nos usines, des plaquettes de bois avec du charbon avant introduction dans le four. Résultat : 5 à 7 % de l’énergie fossile substituée.
Les deux voies ci-dessus ont permis de réduire de 40 % nos rejets de CO2 en 2008, économie de rejets que nous allons valoriser économiquement avec la Caisse des Dépôts et Consignations.
Grâce au soutien de l’OSEO, de la Région Champagne Ardenne et de France Agri Mer, nous sommes en phase finale de fiabilisation d’un pilote permettant de substituer jusqu’à 90 % de l’énergie « charbon » par des biomasses. Cet outil, très novateur, nous permettra de consommer diverses biomasses humides et de granulométries très variables. Des essais sont en cours avec du marc de raisin, du miscanthus et des issues de céréales, et divers coproduits des industries locales avec lesquelles nous travaillons dans Ferme Aube 2013.
Concernant la CCE, taxe carbone, nous travaillons avec notre syndicat professionnel : Coop de France Déshydratation, pour valoriser les efforts de notre filière.
Quels enseignements tirez-vous du Comité de Pilotage « Ferme Aube 2013 » qui s’est déroulé vendredi 4 septembre 2009 ?
Ferme Aube 2013 est une structure très constructive où toutes les filières du département se retrouvent autour d’une table sans esprit de concurrence, seulement pour faire avancer un projet départemental commun.
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jeudi 29 octobre 2009
Joël Falmet, Viticulteur et agriculteur à Rouvres-les-Vignes, nouveau Vice-Président du SGV pour la Côte des Bars
Les vendanges ont débuté le 8 septembre 2009 dans l’Aube. La qualité et l’état sanitaire des raisins semblent exceptionnels. Cela contraste avec la morosité économique qui frappe notre produit avec des expéditions en baisse de 15 % sur les 6 premiers mois de l’année. Au sein du Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne, le 2 septembre dernier, le Négoce et le Vignoble ont décidé de limiter la production de raisins à 9700 kg par hectare (soit -28% par rapport à 2008) pour adapter notre stock aux besoins.
Pourquoi le vignoble s’implique-t-il dans Ferme Aube 2013 ?
La filière Champagne représente 50% du chiffre d’affaires de l’agriculture auboise. Il est de notre responsabilité de participer à cette démarche constructive et innovante.
De plus si notre appellation d’origine contrôlée connaît la « régionalisation » avant l’heure (le Champagne est produit sur 5 départements), nous avons besoin de relais pour démultiplier nos actions au niveau départemental.
Ferme Aube 2013 est justement l’outil qui nous permet à la fois de partager nos expertises et nos expériences mais aussi de mettre en place des actions que nous n’aurions jamais pu faire seul.
Quels enseignements tirez-vous du Comité de Pilotage qui s’est déroulé le vendredi 4 septembre dernier ?
Nous sommes dans le concret. En matière d’environnement, la diffusion de messages sur les gestes simples pour réduire les pollutions ponctuelles est un premier pas. Tout le monde l’a bien rappelé, l’environnement est un enjeu fort pour la Ferme Aube. Nous devons donc continuer notre effort dans ce domaine et l’intensifier. La protection de l’eau restera un dossier phare de Ferme Aube 2013 en 2010.
Sur la formation, l’engouement des OPA pour SEVE montre la nécessité et l’opportunité de former les responsables agricoles à travailler ensemble. L’ambiance de travail studieuse et les échanges de qualité que nous avons eu le 4 septembre en sont les témoins.
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Interview de Jean-Michel ECOCHARD, Directeur de la FDGEDA
Nous estimons que les pollutions ponctuelles représentent encore 50 % des fuites de molécules vers le milieu naturel. Par pollution ponctuelle, nous entendons les accidents lors du stockage des produits, du remplissage, de la gestion des fonds de cuve ou du nettoyage du pulvérisateur. Nous devons agir rapidement et efficacement contre ce type de pollutions. Les maîtres mots sont vigilance et attention.
Sous l’égide de Ferme Aube 2013, tous les organismes techniques aubois ont communiqué collectivement sur ce sujet en diffusant 7 messages fondamentaux dans les flashs techniques que reçoivent nos agriculteurs et viticulteurs. Les messages qui ont été diffusés rappellent les gestes simples d’utilisation des produits phytosanitaires, des gestes qui permettent de réduire les risques de contamination du milieu et qui ne demandent pas ou peu d’investissement.
Quel premier bilan tirez-vous de cette campagne de diffusion ?
Tous les organismes ont joué le jeu. La quasi intégralité des agriculteurs et un bon nombre de viticulteurs du département ont reçu ces messages. Nous avons eu peu de retour mais les quelques remontées collectées sont positives. Pour certains, cette communication s’est apparentée à un rappel des bonnes pratiques, pour d’autres, cela était nécessaire. Dans tous les cas, ce type de communication collective est positif et va dans le bon sens.
Quelle suite allez-vous donner à ce travail ?
Nous allons faire un bilan plus détaillé à l’automne avec une enquête téléphonique auprès des agriculteurs pour mieux quantifier l’impact de cette communication et décider si nous reconduisons l’opération pour la prochaine campagne. Nous allons également voir s’il est possible de transposer la compilation de ces messages sur un autocollant qui pourrait être apposé sur les pulvérisateurs.
Parallèlement, nous avons commencé de travailler la question plus délicate des pollutions diffuses sur les bassins d’alimentation de captage. Le travail s’organise de manière concrète pour le BAC de Saint-Maure sur la question des nitrates.
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