Q: Après 18 mois de travail, quel regard portez-vous sur le projet Ferme Aube 2013 ?
Depuis maintenant deux ans, l’agriculture et plus particulièrement l’agriculture auboise vivent des changements importants : réforme de l’OCM sucre, montée des attentes sociétales en matière d’environnement, développement des biocarburants et leur remise en cause systématique, hausse des prix des céréales, interrogations sur la capacité de l’agriculture à nourrir le monde. Il est indispensable de réfléchir sur tous ces changements. Les Aubois, au travers de Ferme Aube 2013, ont su anticiper cette réflexion.
Si ce travail méthodologique peut paraître long, il couvre l’ensemble des sujets. Le principe de Groupes Experts qui travaillent sur des thématiques spécifiques pour formuler des propositions est intéressant. Il permet d’impliquer l’ensemble des parties prenantes : agriculteurs, OPA et OS et constitue un geste d’engagement de la part des différents partenaires.
Q: Comment voyez-vous la suite du travail ?
Au vu des conclusions des trois premiers groupes, la méthodologie de travail est validée. Il est cependant nécessaire que les propositions des groupes débouchent sur des actions concrètes.
Il faut continuer dans cette direction. L’implication des différents acteurs sur une période longue et un chantier aussi vaste est importante. Dans le cadre de Ferme Aube 2013, c’est plutôt bien fait et cela porte ses fruits.
Q: Quelle direction d’action mettriez-vous en avant, sans nier les autres, bien entendu ?
Le Groupe Soufflet est très attentif aux réflexions des Groupes Experts 2 et 3, respectivement sur les filières et l’environnement. Nous nous sommes engagés sur un certain nombre d’actions et notamment sur la proposition de nouvelles têtes d’assolement, les conditions de stockage des produits phytosanitaires ou la formation à l’utilisation de ces produits.
A court terme, nos efforts doivent porter sur le volet environnement. Cette thématique prend une importance croissante surtout depuis le Grenelle de l’Environnement. La loi va imposer des évolutions au niveau des pratiques agricoles qu’il faudra prendre en compte très rapidement.
Il ne faut cependant pas s’alarmer et oublier tout ce qui a été fait. Si les pratiques doivent nécessairement évoluer, il est primordial de combler le déficit de communication dont souffre l’agriculture.
Interview parue dans la Revue Agricole de l'Aube en mai 2008
mercredi 28 janvier 2009
Interview de Raoul Veit, Directeur Général du Groupe Soufflet
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Projet Ferme Aube 2013
Libellés : Articles de presse FA13
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