Ensemble pour préparer l'avenir

Les objectifs du Projet Ferme Aube 2013 :

- augmenter la valeur ajoutée créée par l'agriculture auboise,

- renforcer le rôle économique et territorial de la viticulture de l’Agriculture et auboise,

- relever le défi d'une agriculture durable,

- de dynamiser le développement des acteurs économiques de l’agriculture auboise.


mercredi 28 janvier 2009

Interview de Christian Rousseau, Président de nouricia

Q : Après 18 mois de travail, quel est votre regard sur l’avenir de Ferme Aube 2013 ?

CR : Ferme Aube est une belle ambition. Mais ce n’est pas la première opération de ce genre dans l’Aube. Cette fois-ci, il y a une différence : un capital confiance a été réuni entre les OPA /OS, un décloisonnement s’est opéré. Beaucoup sont dans l’expectative ! Peut être que ça va marcher mais on a du mal à y croire plus que çà ! A la suite des premiers groupes experts, Ferme Aube a dégagé des idées intéressantes. Dans les 5 ans qui viennent, que fait-on pour que l’agriculture soit mieux intégrée, correspondant à la demande sociétale, en étant compétitive et source de revenus. Ce n’est pas seulement s’adapter, subir au moins mal les pressions extérieures (sociétés, marchés…) mais c’est avoir prise sur demain, donc se transformer. Le défi maintenant est véritablement de transformer les bonnes idées en action.

Q : Est-ce hors de portée ?

CR : Pour agir il faut se faire violence. Les changements sont généralement mal vécus. Nous sommes, nous aussi les agriculteurs, des freins à l’innovation. Ne voit-on pas cette saison, alors que le cours du blé reste haut, des agriculteurs racheter des charrues et revenir à des pratiques anciennes de labour « pour sécuriser les rendements ». Ferme Aube 2013 a encore devant elle un long parcours d’innovation associée à un suivi proche de l’action, vérifiant qu’elle est bien passée. C’est du long terme, comme un métier d’enseignant. L’innovation technique seule n’est rien. Elle implique des changements de comportement. Il faut vraiment donner aux agriculteurs de bonnes raisons pour qu’ils fassent évoluer leurs pratiques.

Q : Quelle direction d’action mettriez-vous en avant, sans nier les autres, bien entendu ?

CR : Ce qui m’interroge le plus, à court terme, c’est la pression médiatique et environnementale sur l’agriculture. On demande des comptes à l’agriculture. Il faut alors agir vite avec des propositions d’action claires : voilà ce qu’on va faire et dans quels délais. Il faut mener des actions qui se voient, sur lesquelles l’Agriculture auboise peut communiquer rapidement et de façon efficace. Quelques exemples d’actions empruntées à Ferme Aube 2013 du Groupe Expert 3 ‘Environnement’ :
=> Couverture des sols en inter-culture longue, agir encore plus nettement sur la baisse de la consommation azotée.
=> Mettre en route un programme raisonnable de reconstitution de haies en plaine pour la biodiversité.
=> Agir pour une baisse de la consommation en gazole (surpuissance des engins) et des charges de mécanisation.
=> Trouver des solutions de remplacement des molécules phyto devant disparaître.
Il nous faut très vite montrer ce qu’on fait dans le sens d’une agriculture durable. Pour cela il faut que tout le monde se prenne par la main et passe à l’action : les Syndicats, la Chambre, les Groupements, nous les ‘coopératives’ avec notre levier de conseillers, etc…TOUS.

Interview parue dans la Revue Agricole de l'Aube en mars 2008

Aucun commentaire: